Articles Tendancieux/Les Torchons de Charles

Les Maux du Chômeurs

Cela en fera rire certains mais la situation des chômeurs et autres précaires évoluant tant bien que mal dans nos modernes sociétés n’est pas une situation que l’on peut qualifier de plaisante, confortable, bref facile.
Alors, certain diront: Attend gars, toucher 900 euros d’allocation par mois pendant six mois sans rien faire c’est carrément le pied ! Ou d’autre iront dans mon sens mais avec de fausses idées sur les causes du désespoir qui habite certains chômeur. Le mal être ne vient pas du fait d’être sans-emplois, mais plutôt du fait d’être considérer socialement comme défaillant. On nous laisse entendre que nous sommes responsables des difficultés financière du pays; par exemple, chaque jour on entend dire par les médias que nous sommes les effets de la crise, que nous sommes la représentation humaine de la déchéance proche qui menace les bonnes gens. C’est cette culpabilisation implicite qui amène les populations précaires à ce remettre en cause et à développer des complexes qui seront tant de futures barrières à leurs tentatives d’intégration à l’emploi. Une autre raison de notre mal-être est cette sensation de recommencer nos vies tous les 6 mois/1 ans. Effectivement, l’alternance entre les périodes de chômage et de travail est tellement régulière que l’on ce retrouve avec la sensation d’être seulement en sursis, sauvé par le contrat de dernière minute, contrat complètement éloigné des désirs réels de la personne en fin de droit mais qui lui offre la perspective de survivre encore quelques mois. Durant ce temps de répit économique (bien que souvent le salaires soit moins régulier que les alloc’) d’un travail le plus souvent rébarbatif, sans intérêt et socialement dégradant, on ne pense qu’à la suite des évènements  l’après fin de contrat qui, indubitablement mènera à une nouvelle période de chômage. Notre situation n’a pas changée, nous sommes toujours les mêmes êtres considérés comme inaptes à l’ascension sociale car bien trop de fois humiliés par ce statut de chômeur, de parasite dépendant des politiques sociale.
Je le dit sans honte, je n’aime pas travailler. Je n’aime pas me lever à l’aube pour me diriger d’un pas lourd vers un lieu où rien ne m’intéresse, où mon esprit ne peut en aucun cas s’épanouir, entravé par des chaînes immatérielles que l’on appelle règles de bonne conduite en entreprise, règles servant un seul idéal : celui du profit. Je n’arrive pas à trouver de motivation dans les gestes répétitifs que j’opère sans me soucier des raisons (inexistantes de toute façon) qui me pousse à abîmer mon corps. L’argent ? La reconnaissance de mes pairs ? Faire parti du système ? Pourquoi ? Concrètement, en quoi ma vie sera t-elle meilleure avec 1000 euro par mois ?

Ce peu d’argent me servira pour manger, et dormir à l’abri, puis pour repartir travailler afin de payer mon logement qui m’est utile pour travailler, et puis, à soixante ans je pourrais profiter de mon temps pour soigner les maladies induites par une vie de salarié moyen, d’ouvrier précaire.                                                                             Je n’ai pas envie de vivre ça. Et je ne vois pas qui le voudrait sincèrement.

Quand vouloir vivre sa vie selon ses propres désirs devient un acte de révolte, un acte répréhensible, dangereux et amoral, alors l’insurrection devient le seul travail nécessaire.

  Charles K. Stockton qui, dans un mois, ira voir ses employeurs et leur dira : Non, je ne renouvellerais pas mon contrat. Jamais plus je n’apposerais mon nom au coin de ce bout de papier. Plus jamais je n’offrirais ma liberté à des gens tel que vous. Mon seul profit sera celui du temps ; et je vous jure qu’un jour, vous viendrez avec votre argent, vos brouettes d’argent, et, désespéré, vous me demanderez de vous vendre un peu de ce temps.

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