Non classé

De la Souffrances à la Souffrance

Avant toute chose, il m’est nécessaire de vous dire que je ne suis ni juif, ni arabe, que je ne suis d’aucune confession religieuse bien qu’ayant été baptiser et catéchiste (il faut connaître son ennemi parait-il), je ne crois en aucune force supérieure unique mis à part celle de la conscience. Je suis métis, français depuis toujours, j’aime mon pays en tant qu’endroit, comme j’aime la planète Terre dans son ensemble pour être ce qu’elle est : simplement  Magnifique. Je ne suis par contre pas fier de nos gouvernements, nos élites, notre pseudodemocratie, notre conditionnement, notre aliénation, nos génocides, nos holocaustes, nos pillages, nos meurtres et nos guerres. Bref, je ne vais de toute façon pas vous parlez de ça dans cette courte nouvelle, mais de quelque chose qui me touche sans que je ne sois pourtant réellement affecté, ni moi, ni mon patrimoine culturel, religieux ou géographique, cela me touche, me dérange en tant qu’Homme. En tant qu’Humain, trop Humain (pour citer Nietzsche). Car mon incompréhension reste totale.

Avertissement
Je souhaite dire que je prend aucun partis, que je reste objectif malgré certaine personne qui affirment le contraire du simple fait que je m’exprime sur ce sujet.
Ce n’est pas une réalité que j’ai vu des mes yeux mais en comparant des immersions véritables, sans aucun commentaire influençant, montrant juste la vie de deux peuples.

Beaucoup de sable s’était infiltré dans ma chambre durant la nuit. Mon père m’avait pourtant bien dit de na pas laisser la fenêtre ouverte car une mini-tempête était prévue ; mais la chaleur était devenue bien trop insupportable dans le milieu de la nuit que j’avais dû me lever pour ouvrir les deux grands volets en bois pour trouver un peu de fraîcheur. Je m’étais réveillé, les draps couverts d’une fine couche de sable jaune. Le parquet de ma chambre en était également recouvert ainsi que mes pieds quand ceux-ci touchèrent le sol quand je résolu à me lever. Je ne prêta aucune attention au sable présent partout dans la pièce et regarda par la fenêtre. Sur la colline voisine, des chantiers d’immeubles en constructions donnaient au paysage l’allure d’une ville bombardée. En plein milieu du désert, notre colonie se dressée sur des belles collines de pierre blanche autour de ce qui fû un village arabe, où seulement quelques vielles masures entourées de barbelés se tenaient, branlante, tel un affront à notre Sainte Terre. La colonie avait était fondée il y’ a cinq ans par dix familles juives de France. Il leur avait fallu beaucoup de courage, de patience et énormément de foi pour parvenir à reprendre cette terre aux arabes qui l’habitaient. Depuis, chaque été, des familles juives française venait en vacance ici dans le but d’acheter l’un des 8000 appartements disponibles. La colonie ne cessait de s’étendre chaque jour que Dieu faisait. Parfois, des heurts éclataient entre les rares arabes voisins et la milice de défense de la colonie, composée d’homme du village, mais jamais rien de grave n’arrivait en général. Cela faisait désormais huit mois que ma famille et moi-même avion quitté le 4éme arrondissement de Paris pour s’installer dans le désert de la Cisjordanie, au sein de la colonie de Migra. La vie ici était douce, agréable et lente, malgré la menaces d’attentat réelle comme le rappelait plusieurs panneaux affublé d’une arme d’assaut et d’une inscription en hébreux signifiant : Nous ne sommes pas ici par la nécessité de la force mais par la force de la nécessité.
Aujourd’hui était une journée de repos, j’en profitais donc pour une ballade solitaire dans la colonie, sous un soleil de plomb. Tandis que je descendais la rue, je m’arrêtais quelques minutes au abord du chantier de ce qui devrait bientôt devenir une villa impressionnante. Les ouvriers travaillaient sous cet infernal soleil depuis maintenant trois heures. En sueur, il martelaient la pierre, coulaient le ciment, préparaient le mortier. Tous étaient arabes. Et tous bâtissaient des maisons pour de futurs Juifs de retour sur leur Terre Promise. Dans les colonies, les arabes touchaient en moyenne 162 shekels contre seulement 87 shekels dans les zones encore administrées par l’Autorité Palestinienne. Au premières heures de la colonie, aucun arabe n’était autorisé à pénétrer au sein du village, mais depuis trois ans ceux-ci pouvaient venir travailler mais devaient toujours être sous surveillance armée. Ils étaient également fouillé à leur arrivée et à leur départ de la colonie. Au bout d’un moment, peut être cinq minutes après m’être arrêté devant le chantier, un ouvrier cessa quelques seconde son travail éreintant et me regarda. Il s’assura que le garde était occupé pour s’approcher de quelques pas en ma direction. A ma grande surprise, celui-ci s’adressa directement en Français : « Hé, toi ! Tu sais ce qu’est la Collaboration? »
Il paraissait profondément sérieux. Il attendait ma réponse, un regard dur posé sur le mien. Quelques minutes auparavant il m’avait semblé être épuisé, ployant sous la lourde charge que le soleil rendait encore plus pénible pour le dos, mais en cet instant, il avait l’air massif, fort et fier. Son torse brun, presque noirci par les rayons du soleil été bombé en une posture sûre et guerrière.
Je ne parvint à n’articuler qu’un son bizarre qui me surprit moi-même. Au bout d’un instant qui me parût pourtant être une éternité une voix forte arracha les yeux glacés de l’ouvrier aux miens puis celui-ci se détourna, courbant le dos pour retourner à sa rude tâche.
J’avais voulu lui répondre, lui demander si il était bien en train d’oser comparer nos colonies à des camps de concentration. J’aurais voulu lui dire toutes les souffrances que mon peuple avait subit, en France comme partout dans le monde, j’aurais voulut lui dire quelle volonté Divine avait manifesté notre droit commun à reprendre et à vivre sur cette Terre promise il y’ a de cela des milliers d’années. J’aurais voulu lui rappeler les attentats que son peuple avait perpétué sur les juifs par pure haine, par simple mépris viscéral, comment ils avaient arraché tant d’enfant et de femme juives dans des explosions de sang et de mort. Mais aucun mot n’étaient sortit, tous enrayé dans ma gorge par ce regard emplit d’une certitude semblant inébranlable. Cet homme, je le savais, était persuadé, tellement assuré que sa condition était proche de celle des juifs face au nazisme, qu’aucuns mots, même sortis droit de la bouche de son propre Dieu n’aurait pu lui faire admettre le contraire. Et même, cette seule certitude avait suffit à lui insuffler la force et le courage de venir me braver, malgré l’homme en arme qui n’aurais pourtant jamais hésiter à faire feu.
J’étais chamboulé et dû me reposer quelques instants sur un banc de l’avenue. J’étais transit de honte car, durant un court instant, la vue de ces immeubles gris, construit par soucis, non pas d’esthétique, mais de facilité d’extension, de multiplication; immeubles d’ailleurs construit de la main d’un peuple qui n’avait désormais plus aucun droit de fouler, de cultiver la Terre qui les avaient accueillis durant des décennies me perturba. Je me rappelais tout à coup nos réunions de famille qui ce terminait, autour d’un bon thé, dans de longue diatribes sur l’illégitimité de la présence arabe, de la nécessité de l’extinction de leurs village au bénéfice de colonie juives, de la légitimité des raids nocturnes, de la répression de toutes formes de manifestations ou de révoltes de la part des arabes, et parfois même, de leur non-droit d’existences pur et simple. Ces mots résonnaient dans ma tête et ce mélangeaient aux textes que j’avais lu sur la pensée nazie. Et l’horreur d’avoir pensé que effectivement, certain, voire beaucoup de juif avait la même vision des arabes que les nazis avaient des juifs m’ébranla jusqu’au plus profond de mon être et seul l’air frais qui ce levait et l’agréable douceur de cette journée réussi à calmer ma craintes, à apaiser mon âme, au terme d’un long combat contre moi même.

Je rappelle que je ne prend pas de position. J’examine des faits, sans les gonfler, sans exagération. Il s’agit d’une vérité. Faites avec, faites quelques chose contre, ou pour, mais ne soyez pas de simples ignorants stupide, renseignez vous, argumentez, débâtez. Peut être alors pourriez vous respectez et vivre ?
Non, ce n’est pas la question.

Charles K. Stockton, avec aucun respect pour l’extrémisme religieux. Ni même la religion dans ce qu’elle est devenue il y’ a 2000 ans.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s