Articles Tendancieux/Les Torchons de Charles

Le Système? Parlons-en

Il est vrai qu’il m’arrive parfois, pour ne pas dire, tout le temps, d’être un tantinet pessimiste quant à l’évolution de notre société. Pour moi, il n’existe pas mille solutions pour stopper cette vague de dé­chéance dans laquelle les peuples occidentaux se vautrent allègrement afin de préserver leur
mode de vie extrêmement autodestructeur. Autodestructeur, car je pense qu’en effet, conditionner la vie d’un homme à partir de ses quatre ans jusqu’à, grand minimum seize ans, tout en le poussant à ne croire qu’en la réussite en terme d’accomplissement personnel, le culpabiliser, si celui-ci ne parvient pas à devenir l’exemple même, pousser l’individualisme jusqu’à son paroxysme, tout ceci, afin de l’envoyer travailler quelque part où il ne s’épanouira pas car la tâche qu’il effectuera, en plus de lui être déplaisante, sera aliénante (si il n’a pas eu la chance d’être assez riche pour se payer une voie royale permettant l’accès à un job décent) et ensuite, arrivé à ses soixante ans, fatigué, malade, pro­bablement déçu, l’oublier en lui jetant quelques piécettes, n’est pas ce que j’appelle un exemple de vie à instaurer mondialement. Alors, bien entendu, les plus aliénés d’entre vous me diront: vivre dans un désert et crever de faim jusqu’à ses dix ans, puis devenir enfant soldat (si on survit) et enfin mourir du sida à vingt ans, n’est pas préférable à la vie de Jean-Claude le prolo. Clairement, mais il est imbécile de croire que la vie d’un jeune rwandais n’est dû qu’à la fatalité géographique. Nous ne sommes pas arrivés, puissant et blanc, détenant l’ultime savoir, comme ça par magie, et les sois di­sant pays pauvres ne sont pas arrivés miséreux et crevant de maladies pourtant éradiquées depuis longtemps en occident. Cet écart est le fait même de notre soit disant puissance. Il n’y a pas si long­temps, (avec une vraie vision objective de ce qu’est le temps, on peut accepter le fait que 5000ans n’est pas un si grand écart temporel), ce sont des pays comme Haïti ou encore des peuples comme les mayas ou les indiens d’Amérique qui détenaient bien plus de savoir et de connaissances que nous ne pourrions en avoir maintenant. Je parle de savoir touchant la nature, l’astronomie, la méde­cine. Des choses oubliées, des architectures impossibles à recréer. Nous avons brûlé, colonisé et massacré des millions de peuples au nom de nos dieux, de nos croyances, du fait de notre simple couleur, pour parvenir à créer un monde en contradiction avec la nature. Nous sommes tellement loin de ce que nous devrions être que nous ne pouvons même plus nous adapter à notre environne­ment, nous sommes obligé de le façonner à notre image répugnante. Mais peut être existe t-il d’autres alternatives que la destruction totale de nos sociétés (ce que je préconise). Nous pouvons vivre à peu prés correctement en stoppant cette frénésie de consommation abusive, ces envies dé­mentes poussées par le gain et la puissance. Nous devons redevenir maîtres de nos monnaies, et non plus ses esclaves. Le travail doit redevenir utile, passionnant et surtout, il doit offrir à la personne un but autre que gagner de l’argent, d’où le terme de rendre utile le travail, car c’est une des clés du
problèmes: la vie des gens est bercée par une seule envie: l’argent, ou la possession; mais il faut de toute façon de l’argent pour avoir. Il faut ré-humaniser la société, que les gens soient libre de faire de leur vie autre chose qu’une offrande à l’état. Nous culpabilisons les gens qui, au yeux des masses, sont obsolètes à la société car il ne sont pas intégrés dedans ou bien ne veulent pas l’aider. Il faut que les envies changent, je préfère aider la communauté au niveau local plutôt que d’aider l’état. Il n’y a rien de concret qui se forme quand on voue sa vie à son gouvernement. Un exemple frappant est celui du CREA et de leur Centre Social Autogéré. Comparons le à une institution offrant les mêmes services mais étant géré par l’état. Un centre social de l’état n’ouvre que durant la saison hi­vernale, il accueille des gens uniquement durant un certain créneaux horaire. Il n’y a rien d’autre, rien ne change, les gens restent dans leur misère et défilent de jour en jour. C’est froid, idiot et com­plètement inutile. Le CSA du CREA à Toulouse lui, accueillait des familles, leur offrait un lieu où vivre, et pas juste pour passer deux heures dans un centre insalubre, il y’ avait diverses activités (atelier lecture, écriture, sportive, artistique) qui permettait de tisser un lien social fort, des enfant ont pu être scolarisés. Et tout ceci sans aucune aide quelconque de l’état, sans subventions aucune, juste de l’autogestion et du partage, de l’entraide et de profondes convictions. Mais le bâtiment dans lequel ce centre fût crée, est un bâtiment squatté appartenant au Ministère du Logement et de la Co­hésion sociale. C’est une ironie des plus malsaines n’est-ce pas. Alors le ministère du logement a dé­cidé d’expulser toutes ses personnes car leur action, bien qu’étant totalement bénéfique pour la so­ciété et ne coûtant rien à l’état, était illégale. Seul l’état est habilité à aider les sans logis selon des critères établis par des gens assermentés (qui ne connaissent rien à la misère) et selon leur façon froide de régler les choses. Bien sur c’est pour construire un centre social que l’état à mis dehors toutes ses personnes à coup de tazer et de matraque. Un centre social qui ne sera ouvert qu’en hiver, certaines heures et qui coûtera de l’argent aux contribuables. Cette petite histoire n’est qu’un des mil­liers d’exemples de la manière dont marche la société. Il existent des faits encore plus aberrants, en­core moins tolérable et pourtant jamais remis en question, toujours approuvés. Au nom des droits de l’homme.
Mais il existe désormais beaucoup de critères qui font de vous, ou non, un homme au yeux de l’état et de sa justice, si bien qu’un afro-américain sans abris qui braque une banque juste pour leur de­mander cent dollars et pas un cents de plus se verra condamner à dix ans de prison, au contraire d’un trader qui détourne des milliard de dollars qui écopera de six mois et d’une amende. Et tout est comme ça, c’est le fondement de nos constitutions soit disant évolués et supérieures. Comme a sou­ligné un ami à moi, pour que l’état te laisse tranquille, il suffit de mettre l’argent. Que se soit un pot de vin à un flic roumain ou une amende à un gendarme breton. La seule différence étant que l’ar­gent revient directement à l’état.

C.K.S

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